Chaque rentrée, des milliers de bacheliers se lancent dans la course PASS/L.AS pour devenir pharmacien, et découvrent vite que réussir le concours n'est que la première marche.

Décrocher sa deuxième année de pharmacie n'est pas une ligne d'arrivée : c'est le point de départ de cinq à six années d'études exigeantes, rythmées par les cours, les stages et une découverte progressive d'un métier aux multiples visages (officine, hôpital, industrie, recherche).

Cet article s'adresse à ceux qui démarrent, ou vont bientôt démarrer, leurs études de pharmacie, et à leur entourage : parents, tuteurs, pharmaciens qui les accueillent en stage. L'objectif : donner des repères concrets pour aborder cette rentrée sereinement.

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Le choc de la rentrée : une sélectivité qui ne faiblit pas

Depuis la réforme PASS/L.AS de 2020, l'accès aux études de pharmacie reste un goulot d'étranglement. Paradoxalement, le Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens (CNOP) et l'Académie nationale de pharmacie constatent que des places en deuxième année restent vacantes chaque année depuis la réforme1, signe que la difficulté ne se limite pas à la sélection : elle se joue aussi dans la capacité des étudiants à s'accrocher une fois le cursus commencé.

Les premières semaines de deuxième année sont un choc de rythme et de méthode pour beaucoup, même si la pression retombe un peu par rapport à l'année de concours. Une étudiante en 2e année à Toulouse résume bien l'état d'esprit à adopter dès la rentrée :

« Ce n'est pas une course, c'est un marathon. »
Rose, étudiante en 2e année de pharmacie à Toulouse2

Un métier aux multiples visages, à découvrir tôt

Officine, hôpital, industrie pharmaceutique, recherche, biologie médicale : le diplôme de pharmacien ouvre sur des métiers très différents, et la plupart des étudiants n'en ont qu'une idée abstraite en entrant dans le cursus. Une étudiante bordelaise en 2e année le formule ainsi :

« La filière se réduit au pharmacien derrière son officine, alors qu'elle est bien plus vaste. »
Émilie, étudiante en 2e année de pharmacie à Bordeaux3

C'est souvent le contact direct avec le terrain (un stage, un job étudiant en officine, une rencontre avec un professionnel) qui permet de transformer cette idée abstraite en projet concret. Attendre les stages hospitalo-universitaires de fin de cursus pour se confronter à la réalité du métier prive les étudiants de plusieurs années où ils auraient pu affiner leur orientation, se constituer un réseau, ou simplement vérifier que la voie choisie leur correspond.

Sans contact avec le terrain

L'étudiant avance sur la seule base des cours théoriques, avec une idée floue des différents débouchés du métier jusqu'aux stages de fin de cursus.

Avec une expérience de terrain précoce

Un stage, un job étudiant ou un mentor permettent de confronter la théorie à la réalité du métier dès les premières années, et d'affiner son projet professionnel.

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Se confronter tôt au terrain : le rôle clé du premier stage en officine

Rien ne remplace le contact précoce avec l'officine pour donner du sens aux années de cours théoriques. Un stage réussi, même court, permet de comprendre concrètement les attentes du métier : accueil du patient, rigueur, gestion du comptoir, bien avant les stages hospitalo-universitaires de fin de cursus. Un étudiant ayant choisi la voie officinale témoigne de cette dimension de terrain, jusque dans son projet professionnel :

« M'installer en milieu rural pour préserver les pharmacies de proximité. »
Angus, étudiant en pharmacie, filière officine4

Pour les titulaires qui accueillent ces jeunes stagiaires à la rentrée, notre configurateur de conseil comptoir de rentrée peut d'ailleurs servir de support pédagogique : il illustre concrètement la diversité des profils reçus au comptoir, un bon point de départ pour un étudiant qui découvre le métier. Plus largement, l'ensemble des ressources Médiprix reste accessible pour accompagner ce type d'accueil.

Le métier évolue aussi vite que ses outils : l'intelligence artificielle transforme déjà certaines tâches du quotidien à l'officine, un sujet qu'il vaut mieux découvrir dès les études plutôt qu'au premier jour de son premier poste.

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Trois réflexes pour bien démarrer

  • Adopter sa méthode dès le départ
    Le rythme et le format des enseignements changent après la première année : mieux vaut ajuster sa méthode de travail rapidement plutôt que de la subir tout le semestre.
  • Aller au contact du terrain
    Multiplier les occasions de stage ou de job étudiant en officine, même ponctuelles, pour construire progressivement son projet professionnel.
  • Se faire accompagner
    Un mentor ou un dispositif de soutien, comme la Fondation Médiprix, permet de poser des questions concrètes sur le métier, loin du seul cadre théorique des cours.

Le conseil le plus utile reste peut-être le plus simple, rappelé par cette même étudiante toulousaine :

« Il faut voir ses proches, se garder des temps de pause et se préserver. »
Rose, étudiante en 2e année de pharmacie à Toulouse5

24 étudiants accompagnés chaque année, une bourse, un mentor et un réseau : la Fondation Médiprix recrute sa prochaine promotion.

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Sources

  1. Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens (CNOP), Entrée dans les études et attractivité des métiers de la pharmacie, publication du rapport bi-académique, 2025.
  2. L'Étudiant, Études de pharmacie : témoignages et conseils de deux étudiantes en 2e année.
  3. L'Étudiant, Études de pharmacie : témoignages et conseils de deux étudiantes en 2e année.
  4. L'Étudiant, Études de pharmacie : des étudiants racontent leur spécialité.
  5. L'Étudiant, Études de pharmacie : témoignages et conseils de deux étudiantes en 2e année.
Olivier Spaeth
Olivier SpaethMédiprix