La thèse en poche, ou presque : trois chemins s'offrent à vous. Aucun n'est meilleur qu'un autre dans l'absolu — mais chacun implique des choix très différents pour la suite.
Adjoint, titulaire, salarié en industrie ou en parapharmacie : la question se pose tôt, parfois dès la 5e année. Voici ce qui distingue vraiment ces trois voies, au-delà des clichés.
Devenir adjoint reste le chemin le plus emprunté à la sortie des études. C'est l'occasion de pratiquer le métier au quotidien, dans des contextes variés, sans assumer les responsabilités financières et managériales d'un titulaire.
Ce que ça implique concrètement :
C'est aussi une voie à part entière, pas seulement une étape : de nombreux pharmaciens choisissent d'exercer comme adjoint toute leur carrière, par goût pour la pratique clinique sans les responsabilités de gestion, ou pour préserver un équilibre de vie différent. Ce choix mérite d'être assumé comme un projet professionnel complet, au même titre que l'installation.
Pour d'autres, l'adjonction est aussi le meilleur terrain de préparation à une future installation : elle permet d'observer de l'intérieur la gestion d'une officine, de tester différents contextes (rurale, urbaine, de garde), et de construire progressivement son projet avant de sauter le pas.
S'installer, c'est changer de posture : devenir chef d'entreprise, avec tout ce que cela implique de responsabilités, mais aussi d'autonomie et de potentiel de développement.
Salaire fixe, responsabilité limitée à la pratique officinale, mobilité facilitée.
Revenu lié à la performance de l'officine, décisions stratégiques et financières, ancrage local fort.
L'installation ne se limite plus aujourd'hui au schéma classique du premier achat isolé. Trois options coexistent :
Le financement reste le premier obstacle cité par les jeunes diplômés. C'est un sujet sur lequel les groupements comme Médiprix jouent un rôle concret, notamment via Médiprix Corp, un dispositif de financement entre pharmaciens du réseau.
Industrie pharmaceutique, parapharmacie, recherche clinique, pharmacie hospitalière : le diplôme de pharmacien ouvre des portes en dehors de l'officine, souvent moins mises en avant pendant les études.
Cette voie convient particulièrement à ceux qui souhaitent s'éloigner du contact patient quotidien, ou qui s'intéressent à des sujets spécifiques (réglementation, développement produit, affaires médicales). Elle implique en général une réorientation progressive, parfois via un stage ou un premier poste juniorisé.
🎙️ Podcast — On tombe la blouse : Jérôme Escojido reçoit Vincent Lisowski, doyen de la faculté de pharmacie de Montpellier et président de la Conférence nationale des doyens. Au programme : la crise des vocations, l'IA en santé, et l'avenir de la formation.
Écouter l'épisode →Au-delà des trois voies, une question simple aide souvent à clarifier le choix : qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier au départ ? Le contact patient, la gestion d'une équipe, l'entrepreneuriat, la science ? La réponse oriente naturellement vers l'une des trois voies, sans que le choix soit jamais définitif : de nombreux pharmaciens changent de trajectoire en cours de carrière.
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