Le solaire dépasse 243 millions d'euros en pharmacie à fin 2025. Le pic pollinique aux graminées est l'un des plus intenses de l'année. Les départs en vacances s'accélèrent. Juin n'est pas le début de l'été : c'est la fenêtre où tout se joue.
Les officines qui captent la saison ne le font pas par hasard. Elles ont transformé trois flux de patients distincts — l'allergique, le vacancier, le chercheur de conseil solaire — en autant d'occasions de conseil à valeur ajoutée. Celles qui ne s'y préparent pas regardent passer le trafic.
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Accéder au configurateur →Le solaire : une conquête structurelle, pas une performance saisonnière
237 millions d'euros sur 12 mois glissants à mai 2025, en hausse de 9,8 %1. Et selon GERSData, la catégorie franchissait les 243 millions fin 2025, s'imposant comme le deuxième contributeur à la croissance de l'univers hygiène-beauté, derrière la dermocosmétique2. Le premier semestre 2025 confirmait d'ailleurs une percée de plus de 22 % sur un an3.
Ces chiffres ne décrivent pas un marché en pic : ils décrivent un transfert. Le patient qui achetait sa crème solaire en grande surface vient désormais en pharmacie — parce qu'il cherche un conseil SPF adapté à son phototype, une protection post-chimio, une crème minérale pour peau atopique. Il ne vient pas pour un facing promotionnel. Il vient pour de l'expertise.
La condition pour capter cette croissance est précise : transformer le passage au solaire en acte de conseil. Diagnostic phototype au comptoir, cross-selling avec les après-soleil et les compléments antioxydants, et un positionnement "départ en vacances" qui fait monter le panier bien au-delà du tube de crème. Les officines qui l'ont compris ne vendent pas de la crème solaire — elles vendent une routine solaire complète.
Allergies aux graminées : le pic est là, les patients aussi
Les graminées représentent la première cause de pollinose en France. Leur saison — mai à juillet — est longue, intense, et touche la majorité des allergiques4. En 2026, la saison pollinique a démarré trois semaines plus tôt que la normale, avec des concentrations inhabituellement élevées dès le début du printemps5. Le pic de juin, habituellement le plus intense de l'année, s'annonce particulièrement soutenu.
Ces patients arrivent au comptoir en urgence : rhinite explosive, conjonctivite, asthme exacerbé. Mais ce flux d'urgence est aussi une opportunité de conseil structuré. L'allergique qui n'a pas encore de traitement de fond, celui dont le traitement habituel ne suffit plus, celui qui part en vacances dans une région pollinique inconnue — ce sont trois profils distincts, avec trois réponses distinctes, et trois paniers distincts.
Ce n'est pas un rayon allergie à gérer. C'est un acte pharmaceutique : interroger le profil, adapter la réponse (antihistaminique H1, corticoïde nasal, collyre antiallergique, lavage nasal), anticiper les interactions avec les traitements en cours. L'officine est ici irremplaçable — et le patient le sait.
Un protocole de conseil prêt à l'emploi pour la saison des graminées, à briefer à toute l'équipe avant le pic.
Voir le protocole →La trousse vacances : d'une vente produit à un acte pharmaceutique
Le vacancier qui prépare sa trousse avant de partir ne cherche pas une liste de produits — il cherche une réponse personnalisée à une situation concrète : famille avec enfants en bas âge, séjour en zone tropicale, patient chronique qui part trois semaines sans son médecin habituel, sportif qui randonne en altitude.
C'est précisément ce que le comptoir officinal peut faire et que ni la GMS ni la vente en ligne ne font : composer une trousse adaptée au profil, à la destination et aux traitements en cours. Antiémétique pour le mal des transports, antiparasitaire intestinal pour les destinations à risque, répulsif adapté à la zone géographique (Europe / zone intertropicale), antihistaminique, paracétamol en conditionnement voyage, kit de soins cutanés, protection solaire calibrée au phototype — chaque élément est une conversation, et chaque conversation est un acte de soin.
Le panier moyen d'une trousse vacances complète n'est pas comparable à la vente d'un tube de crème. C'est l'un des rares moments de l'année où le patient vient avec un besoin global, du temps devant lui, et une vraie disponibilité d'écoute. L'exploiter pleinement suppose d'avoir l'équipe formée, le linéaire prêt, et un protocole de conseil en place avant les départs — pas pendant.
Ce que ça suppose côté organisation
Quatre flux de patients, quatre types de besoins, quatre familles de produits qui se croisent et se complètent. Solaire et allergie ne sont pas deux rayons séparés en été — ce sont deux portes d'entrée vers le même patient et vers un panier estival complet. Le pharmacien qui répond à la rhinite allergique a toutes les raisons de parler du solaire si le patient part en vacances. Celui qui compose une trousse vacances pense automatiquement à la protection solaire, aux antihistaminiques de secours, au répulsif adapté.
Ce lien se fait au comptoir — à condition que l'équipe soit briefée sur les associations pertinentes, que le linéaire soit structuré pour faciliter le cross-selling, et que les produits à fort potentiel de panier (après-soleil, compléments, répulsifs premium) soient visibles et disponibles avant le rush de juillet.
La fenêtre est courte. Les patients qui préparent leurs vacances de juillet passent en juin. Le pic de graminées est maintenant. La canicule ne se planifie pas. Ce qui se prépare — le linéaire, les protocoles de conseil, les stocks — ça se fait aujourd'hui.
Ressource pratique
Renseignez le profil du patient en quelques clics — destination (France ou étranger), allergies, traitements en cours, enfants, mal des transports — et obtenez une liste exhaustive des produits à envisager. Un appui pendant le conseil au comptoir, pas à votre place.
Voir le configurateur →Ressource complémentaire
Repérer les patients à risque avant l'alerte rouge : le kit de communication canicule pour préparer votre officine et vos messages patients.
Voir le kit →Par où commencer cette semaine
- Auditez votre linéaire solaire
Avez-vous les SPF 50+ en formats nomades ? Les minéraux pour peaux sensibles et post-traitement ? Les après-soleil et compléments positionnés à côté, pas en bout de rayon ? Le facing fait le cross-selling. - Briefez l'équipe sur les associations
Allergie + solaire + trousse vacances : trois sujets qui se croisent chez le même patient. Un protocole de trois questions au comptoir suffit à faire la connexion. - Identifiez vos patients à risque canicule
Personnes âgées sous diurétiques ou bêtabloquants, patients psychiatriques sous neuroleptiques, insuffisants cardiaques ou rénaux. C'est maintenant qu'on les contacte, pas pendant l'alerte rouge.
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- Pharmastat / Revue Pharma, Le marché des solaires cartonne, mai 2025 — 237,2 M€ sur 12 mois glissants mai 2024–avril 2025, +9,8 %. Panel couvrant plus de 60 % des officines de France métropolitaine + DOM. ↩
- GERSData / Le Moniteur des Pharmacies, Produits solaires en pharmacie : un marché stratégique bien au-delà de l'été, avril 2026 — 243 M€ à fin 2025, deuxième contributeur à la croissance hygiène-beauté. ↩
- Revue Pharma, Coup de projecteur, septembre 2025 — percée de plus de 22 % entre S1 2024 et S1 2025 sur le marché solaire officinal. ↩
- RNSA / Actu-cartes-de-France.fr, Carte des allergies au pollen en France, avril 2026 — les graminées représentent la principale cause de pollinose en France, pic de concentration en juin. ↩
- Mutuelle SG / Preskri, Allergies aux pollens 2026 : saison particulièrement précoce, mars–avril 2026 — saison 2026 démarrée trois semaines plus tôt que la normale, premiers pollens de graminées détectés dès début mars. Prévalence des allergies : 30 % des adultes selon l'Anses. ↩
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