Un nouvel arrêté réécrit le cadre des rendez-vous de prévention. La rémunération ne bouge pas, mais le parcours patient, lui, se formalise.
Publié au Journal officiel du 2 août 2026, l'arrêté du 28 juillet 2026 abroge et remplace celui du 28 mai 2024 qui fondait le dispositif « Mon Bilan Prévention »1. Sans bouleverser l'économie du dispositif, il précise son contenu, formalise un document remis au patient et élargit la liste des professionnels habilités. Entrée en vigueur : le 1er octobre 2026.
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Télécharger la checklist →La principale évolution du texte tient à la formalisation d'un plan personnalisé de prévention, élaboré avec le patient pendant l'entretien. Ce document doit identifier ses priorités de prévention et, si nécessaire, un plan d'actions sur ses habitudes de vie1.
Il est remis au patient à l'issue de l'entretien ; son versement dans le dossier médical partagé, sauf opposition du patient, vaut remise officielle. Nouveauté par rapport au texte de 2024 : ce plan doit aussi être transmis au médecin traitant par messagerie sécurisée, sauf opposition du patient1. Le rendez-vous de prévention, jusqu'ici assez libre dans sa restitution, devient un parcours documenté et traçable entre professionnels de santé.
Côté facturation, rien ne change : 30 € en métropole, 31,50 € en outre-mer, sous le code prestation RDP, sans dépassement d'honoraires ni majoration1. L'arrêté confirme en revanche une possibilité déjà connue mais utile à rappeler : lorsque l'entretien met en évidence un besoin, un seul acte complémentaire reste facturable en plus du rendez-vous, une vaccination ou la remise d'un kit de dépistage du cancer colorectal1. De quoi transformer un entretien de prévention en action concrète immédiate, sans attendre un second passage du patient.
Comment une officine adhérente organise déjà ses rendez-vous de prévention au quotidien, à découvrir en 2 minutes.
Voir le témoignage →À partir d'octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes pourront réaliser les rendez-vous de prévention, aux côtés des médecins, pharmaciens, infirmiers et sages-femmes1. Selon le ministère de la Santé, cette extension doit améliorer l'accessibilité du dispositif grâce au maillage territorial de cette profession2.
Le dispositif poursuit sa montée en charge : au 30 juin 2026, plus de 612 000 bilans avaient été réalisés, et les pharmaciens assurent désormais plus de la moitié de ces rendez-vous, avec près de 10 000 professionnels référencés sur Santé.fr2. Un dispositif qui, contrairement à d'autres nouvelles missions, s'est imposé sur l'officine comme premier effecteur du réseau.
1. Préparer un support pour le plan personnalisé de prévention.
Le document devra être formalisé et remis au patient à chaque entretien, prévoyez le support avant l'entrée en vigueur.
2. Vérifier votre accès à la messagerie sécurisée.
La transmission au médecin traitant devient une étape du parcours, pas une option annexe.
3. Anticiper l'acte complémentaire.
Vaccination ou kit de dépistage colorectal : préparez la bascule immédiate si l'entretien identifie un besoin, plutôt que de renvoyer le patient à une prochaine visite.
Chaque édition du Brief du Pharmacien décrypte l'actualité réglementaire des nouvelles missions, pour anticiper, pas subir.
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