Un TROD, un entretien, un bilan de prévention : la loi dit qui a le droit de les réaliser. Elle ne dit rien sur qui, dans l'équipe, doit repérer le patient avant que la mission puisse même commencer.
Les nouvelles missions sont conventionnées, tarifées, encadrées par des arrêtés précis. Ce qu'elles ne précisent pas, c'est l'organisation d'équipe qui permet de les déclencher au bon moment. Or c'est souvent là, avant l'acte lui-même, que la mission se joue.
📋 Rémunération en officine 2026 — les leviers à connaître pour que chaque membre de l'équipe soit valorisé sur les missions qu'il contribue à faire vivre.
Télécharger la checklist →Sur le papier, la règle est claire : la réalisation de l'acte, TROD, entretien pharmaceutique, bilan de prévention, est réservée au pharmacien diplômé1. Le préparateur ne réalise pas le test, ne mène pas l'entretien, ne facture pas l'acte. Mais dans les faits, il est souvent le premier maillon de la chaîne : c'est lui qui accueille la patiente enceinte au comptoir, qui note un mal de gorge évoqué en passant, qui identifie un renouvellement d'anticoagulant qui pourrait justifier un entretien AVK.
Les textes qui encadrent l'entretien femme enceinte le formulent explicitement : le préparateur joue un rôle clé en identifiant, proposant et motivant les patientes à l'entretien, avant de passer le relais au pharmacien qui le conduit2. Cette répartition n'est pas une exception : c'est le fonctionnement implicite de toutes les nouvelles missions, rarement formalisé comme tel.
La conséquence directe de ce flou : quand le repérage repose sur la seule vigilance spontanée de l'équipe, il devient irrégulier. Un préparateur formé et motivé identifiera dix patientes éligibles à l'entretien femme enceinte dans le mois ; un autre, non briefé sur l'existence même de la mission, n'en identifiera aucune. La variation ne vient pas du profil des patients qui passent au comptoir, elle vient de l'organisation.
C'est un problème d'autant plus coûteux que la rémunération de l'acte n'est qu'une partie du gain : chaque mission entraîne des ventes associées qui, elles, ne se déclenchent que si la mission a lieu. Un repérage manqué, ce n'est pas seulement un acte facturable en moins, c'est aussi le rayon associé qui ne se vend pas.
Chaque membre de l'équipe repère (ou non) selon sa propre initiative. Le volume de missions dépend de qui est au comptoir ce jour-là.
Un rôle clair est attribué (souvent au préparateur), avec un signal simple pour orienter vers le pharmacien. Le volume devient régulier, indépendant des équipes du jour.
« Grâce à Médiprix, j'ai accès à de très bonnes remises auprès des laboratoires, à une organisation optimisée de mes rendez-vous, et à une structure de chef d'entreprise. » Béatrice Vitelli, Pharmacie du Las, Toulon (83).
Voir le témoignage →Structurer ce repérage ne demande pas un projet RH lourd. Trois actions suffisent la plupart du temps : former l'équipe à reconnaître les situations éligibles (grossesse annoncée, mal de gorge évoqué, renouvellement d'un traitement chronique), briefer sur le signal à donner au pharmacien pour déclencher la bascule, et formaliser ce rôle dans les missions attendues du poste, pas seulement dans une note de service ponctuelle.
C'est aussi un levier de valorisation du poste de préparateur : un rôle explicite dans le repérage des missions, visible et reconnu, contribue à la motivation d'une équipe dont le périmètre d'action reste, par ailleurs, strictement encadré par la réglementation.
Ressource complémentaire
Former un nouveau préparateur au repérage des missions, ça se prépare dès son arrivée. Le guide pour structurer les 30 premiers jours d'un nouvel arrivant en officine.
Voir le guide →Chaque édition du Brief du Pharmacien décrypte un angle chiffré des nouvelles missions, pour piloter, pas subir.
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